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par dabilgou (21/01/2010)

Deuxième étape de la Tropicale Amissa Bongo : Le grand numéro de Amidou Yaméogo

Sur cette deuxième étape de la Tropicale Amissa Bongo, les Etalons ont réussi un coup de maître. Malgré l’armada des équipes professionnelles, Amidou Yaméogo a fait un grand numéro. A l’arrivée, il endosse deux maillots. Deux maillots qui font des envies sur cette compétition.

Le Burkina a fait honneur à sa réputation de locomotive de la sous-région ouest-africaine voire du continent en matière de vélo lors de la deuxième étape de la Tropicale Amissa Bongo. C’est un quasima un hold-up qu’a réussi Amidou Yaméogo, celui-là même qui était l’Etalon-cycliste le mieux classé (27) au terme d’une première journée catastrophique pour les Burkinabé.

Sur l’étape 2, Kabala-Franceville, longue de 129km, il fallait se nommer Amidou Yaméogo pour tenter de prendre seul la poudre d’escampette au sein d’un peloton gonflé par « des pro » français et sud-africains assoiffés et affamés de victoires ! Comme pris par une folie, le Burkinabé a pris tout seul la route devant direction Franceville au 10e km. Mais à y voir de près l’option n’était pas une folie. En fait, c’est un coup savamment préparé par le staff technique. En fait, les « gros bras » de la course qui ne semblent pas courir contre les africains qu’ils estiment de plusieurs escaliers plus bas prennent un malin plaisir à les laisser animer la course. Matinalement donc, la course se fait entre africains. C’est le moment idéal pour réaliser les coups.

Et Amidou Yaméogo a saisi cette opportunité « pour filer à l’anglais » et parcourir tout seul 26 km en tête de course. Il remporte deux points chauds et passe premier les deux sommets les plus hauts de la course sur trois. Et ironie du sort, le Burkina s’illustre fort bien dans l’épreuve que tous les coureurs de notre pays redoutent, la montée. Le plus anecdotique c’est que Amidou n’est pas le moins mauvais grimper des coureurs burkinabé en lice dans cette épreuve. Tous croyaient que le grimper-maison était Noufou Minoungou. Effectivement, ce garçon a pu suivre une poignée d’autres coureurs (africains encore) sortis entre temps à la poursuite de Amidou Yaméogo. Et comme si cela ne suffisait pas, Seydou Tall qui sait tout faire sur un vélo sauf monter un monticule fera parti de ce groupe de poursuivant. Décidément, le Burkina a eu son temps dans cette course. Pendant les 80 km, ils seront les animateurs de l’étape.

Puis, les intouchables de la course décident de siffler la fin de la récréation africaine. CONFIDIS et son maillot jaune Thomas Dumoulin prennent le devant des opérations. Bouygues Télécom, AG2R-La Mondiale s’y mettent. C’est la panique au sein du peloton ! A l’arrivée, Julien Loubet l’emporte et subtilise le maillot jaune à COFIDIS. Mais sur le podium, un Burkinabé, naturellement Amidou Yaméogo se taille une place. Il endosse le maillot de meilleur grimper et celui de la combativité. Ces deux maillots du Burkina ont fait des Etalons l’une des équipes africaines la plus en vue sur cette compétition. Les autres africains auraient voulu faire une telle moisson dans une compétition de classe mondiale. La troisième étape, longue de 101 km quitte NGouoni pour Moanda.

Jérémie NION


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