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par dabilgou (23/01/2010)

5e étape de la Tropicale Amissa Bongo : Amidou Yaméogo rétablit son autorité

Amidou Yaméogo puissance 3 ! Eh oui, le Burkinabé est impressionnant sur la Tropicale. Il a été littéralement dépouillé des ses trois maillots (meilleur grimper, combativité, et sprints intermédiaires) au terme de la 4e étape. On croyait l’avoir anéanti. Mais à l’avant dernière étape, Yaméogo l’a fermé à tous, reprenant ses biens, les uns après les autres.

Bernard Hinaut, la légende du cyclisme français de tous les temps, l’a dit : « c’est un coureur au cœur de lion ». Il n’a pas arrêté de féliciter Amidou Yaméogo qui l’a impressionné. Mais avant, les gendarmes-motards de la sécurité de la Tropicale, à peine leur engins éteints ont recherché er retrouvé le coureurs burkinabé pour le féliciter et faire des phots de souvenir avec lui. Etant à la tête de cœur, ils ont, plus que quiconque pu voir l’immensité de talents de ce coureur.

Pourtant, la course a mal commencé pour Amidou. Au 35e km, il est victime de crevaison. Mais il parvient à remonter son retard. Mieux, il fois dans le peloton, il prend d’abord un bol et puis, brûle la politesse de tous pour sortir seul aller à la poursuite de deux fuyards, le Ephrem Ekobena du Gabon et le marocain, Ayoune Ismail. A trois ils avalent 120 km en tête de course. Amidou n’en demandait pas plus. Les uns après les autres, il rafle les points chauds, les points de meilleur grimpeur. De complicité avec le marocain, ils mettent les gaz et provoquent un écart de plus de 4 mn. Les points chauds, les points de meilleur grimpeur prévu ont été franchis en premier par les trois hommes de tête.

Et puis, ils franchissent même la hauteur de 40 derniers km de la course. Soudain, toute l’Afrique se met à y croire. Et si aujourd’hui était le jour de l’Afrique ! Dans les rangs des Burkinabé l’excitation atteint même son comble. Amidou est un sprinter hors-pair. Il a cloué ses deux autres compagnons dans les rôles de seconds lors des passages des différents sprints intermédiaires. Donc, le Burkina espérait l’emporter même. Ce qui allait être une première ! Entre temps, les professionnels de Bouygues Télécom, porteurs du maillot jaune envisagent d’accepter une victoire africaine. Mais les pros Sud-africains qui n’ont pas encore remporté la moindre victoire et qui courent après n’importe lequel des maillots, les coureurs de COFIDIS qui cherchent vainement leur première victoire d’étape,mettent les volets et ouvrent la chasse des fuyards.

Le train du peloton est si infernal qu’en espaces de 10 km, il est revenu sur l’échappée. Mais Amidou se frottait déjà les doigts. Maillot après maillot, il a retiré les trois maillots (combativité, meilleur grimpeur, sprint intermédiaire) qu’on lui avait pris la veille. Le public n’a pas cessé d’applaudir ce coureur pour son courage. Il a fait parti des échappées lors de 4 étapes sur 5. A l’arrivée à kango, au terme d’une distance logue de 147 km, Amidou ratrappé par le peloton n’a pas pris part au sprint massif final. A ce jeu, c’est Bouygues Télécom qui parvient à aligner deux coureurs, Gène Yohann et Giovanni Bernaudeau. Leur compatriote Anthony Charteau reste en maillot jaune. La course s’achève demain.

Jérémie NION


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