Maillot jaune du Tour avec Abdelati Saardoun, maillot rose des sprints intermédiaire avec Adel Jelloul, maillot du plus jeune avec Mouhcine Lahsani, maillot blanc du premier africain, Saardoun encore, décidément le Maroc a fait simplement démonstration de sa puissance sur le Tour du Faso 2009. Les Lions de l’Atlas ont simplement imposé leur loi à tous. Seul le Belge Syn Lionel a pu résister devant l’Ouragan.
Lui au moins repart avec le maillot vert et cinq victoires d’étape. Malgré tout, le Tour du Faso fut un succès. Il a montré du rythme, de la vivacité. Il a aussi été sportif et sans incident majeur malgré les 41,747km/h enregistrés sur 1285 km de course. C’est un record !
La XXIIIe édition du Tour du Faso a clos de fort belle manière sa dernière étape ce dimanche 2009. Boussé-Ouagadougou, 115,500km a été comme il fallait s’y attendre un calvaire pour tous ceux qui ont subi le rythme infernal imposé par les six Marocains qui, comme à leur habitude ont pris entièrement la course en main. Ce n’est pas pour rien qu’à peine sorti de Boussé, le peloton va se briser. Rasmané Ouédraogo, Yaméogo Amidou et Abdoul Wahab Sawadogo ont du serrer les dents pour partir puis rester dans l’équipe de tête.
Les Belges et les Alsaciens eux aussi seront dans le train de tête. Evidemment que chacun avec des ambitions pour cette dernière étape. Dans la capitale, un immense public attendait les héros. Dans la tribune officielle, plusieurs autorités ont pris place. Naturellement, c’est l’ensemble de ces ingrédients qui font de cette étape, l’étape la plus en vue. Il n’est pas donné à tout le monde d’espérer une prouesse.
Tout était fait pour que le Burkina endosse son premier maillot de vainqueur d’étape. Depuis le départ donné à Koudougou à 8 h 05 mn, les Burkinabè ont toujours été dans tous les bons coups. Hélas à l’arrivée, malgré des circonstances idéales, c’est Wolf Jean Noël de l’Alsace qui coiffe tout le monde à l’arrivée.
Les 128,800 km du jour ont été avalés en 3 h 04 mn. Néanmoins, le Burkina réussit là son meilleur classement, 3e avec Ousmane Compaoré, 4e avec Gueswendé Hamidou Sawadogo, 5e avec Sayouba Ouédraogo et 6e avec Issaka Kabré. Incontestablement, le Tour du Faso 2009 restera un événement cardinal à retenir. C’est un tour propre, animé et sans accidents majeurs. Sur cette 7e étape, les 76 coureurs ont fourni un rythme soutenu, mais il n’y aura pas une seule chute grave malgré la fatigue et la chaleur.
Ayant déjà assuré le maillot jaune, celui du meilleur Africain, le maillot des sprints intermédiaires, du plus jeune coureur, les Lions de l’Atlas ont couru à l’économie, surtout que le dérangeant Syn Lionel, sûr de conserver le maillot vert aux points, avait lui aussi choisi de contrôler le peloton. Alors, profitant de la situation, les 3 équipes du Burkina vont jouer aux cow-boys. Issiaka Kabré, Oumarou Minougou, Jérémie Ouédraogo, Gueswendé Hamidou Sawadogo joueront leur partition.
C’est un autre Alsacien Tomasi Julien qui succède à Woef Jean Noel sur la ligne d’arrière pourtant pour cette 8ème étape, le Burkina à joué des pieds et des mains pour avoir au moins une étape Tall Seydou, Rasmané OUEDRAOGO, Hamidou Yaméogo, Abdoul Wahah Sawadogo, Houdo Sawadogo, tout ce que le Burkina à comme coureur de talent s’y sont mis mais il est écrit que ce n’est pas sur cette étape que le Burkina sera décoré Tomasi a été la vedette du jour malgré une forte pression. C’est à Koulbilai que cette 8ème étape du tout du faso pris son envol.
76 coureurs étaient partant pour rejoindre Tenkodogo. Après l’assez bonne prestation de la veille à Ziniaré tout le monde étaient optimiste. On sentait la victoire venir. Attaquer trop tôt avec tous ces géants de la route aux aguet, releve du suicide mais KABRE Issaka n’en a cure. il appuie sur la pédale mais Jelloul Adil (Maroc) Tanazou Clavin (Cameroum) Guebré Inoussa (Cote d’Ivoire) ne veulent pas se laisser suspendre. La tentative est vite neutralisée. Même Lionel Syn qui va tester le peloton n’aura pas la partie gagnée. Il seront ensuite 13 gros bras à braver le peloton.
Eux non plus n’arriveront pas seul à Mongteto 1er sprint intermédiaire de la journée Abdoul Wahal SAWADOGO, Bolotigui Ouattara (Cote d’Ivoire) et Mouheine Lahsani (Maroc) sortent gagnant.
Juste après cette première épreuve du jour ce seront 17 coureurs qui engagent le bras de fer. Le groupe rentre à Zorhgo où à lieu le 2ème sprint intermédiaire du jour au km 65. Là , c’est Lahsani jelloul (Maroc) Teguimaha Sadrak (Cameroun) et Aarbi A Adnane (Maroc) qui sont les meilleurs avec près de 1mn 15 s d’vance les sur le peloton. Derrière Belges et Marocains poussent à fond et la jonction sera faite.
C’est comme dans un beau rêve que les Burkinabè ont entamé la deuxième étape du Tour du Faso 2009. Tenkodogo-Fada, 124 Km restait le dernier espoir auquel s’accrochaient désespérément les cyclistes burkinabè sevrés de victoires depuis le départ. Ce dernier rêve s’est envolé puisqu’à Fada, ville qui a pourtant souri à maintes reprises au Burkinabè. Le Belge Lionel Syn a signé une fois de plus, une brillante victoire au sprint. Tenez vous bien, c’est sa cinquième en attendant l’étape finale.
L’avant-dernière étape du XXIIIe Tour du Faso est de loin la moins rapide. Les 75 athlètes qui ont pris le départ ce samedi matin à Tenkodogo, n’ont pas créé l’exploit. Pourtant, tous les ingrédients étaient bien en placé. Dès le km 3, l’échappée, la bonne puisqu’elle est conduite par toute l’équipe du Maroc, les trois ténors de la Belgique.
Du côté burkinabè, il y a Rasmané Ouédraogo et Hamidou Gueswendé Sawadogo. C’était dur, mais on pouvait garder un petit espoir car ces deux étaient des coriaces. Pour le confirmer, au premier point chaud de l’étape à Koupèla au Km 43, Rasmané Ouédraogo se classe après Mauschine Lahoani et devant Adif Jelaud.
Après Koupèla, Marocains et Belges dynamitent le peloton qui se fissure en multiples morceaux. Derrière c’est la galère. Même l’infirmerie a son monde. Laurent Zongo, Donnay Laurent (Belgique) le 53 Kosut Peter (Tchécoslovaquie) et Touré Mongonila ( Côte d’Ivoire) après la première chute au Km 2 sont forfaits. Dans le peloton on chute et on rechute. La colère monte. On s’invective. Chacun en veut à l’autre. La furia du Maroc fait des ravages.