Après l’effort, voici le temps de la moisson. Aux messes des officiers, coureurs, encadreurs, officiels, journalistes et invités de marque ont pris rendez-vous dimanche soir pour la cérémonie des adieux. C’est le ministre des Sports et des Loisirs qui a présidé la cérémonie. Les coureurs étaient en dimanche. Relaxes, ils étaient tous présents. Mais évidemment, certains étaient venus pour assister au chant de gloire aux héros. Mais avant, il y a eu la phase des discours.
Le président du Comité national d’organisation, Alassane D Ouangraoua a regretté la fin du Tour 2009 : « Nous avons eu ensemble 10 jours d’intenses émotions, 10 jours pleins de bonheur, 10 jours où notre passion commune nous a fait courir à travers le Burkina. Et dire que c’est déjà fini ! Mais acceptons-le, les belles choses ont aussi une fin ». Le Ministre lui n’a pas manqué de dire sa satisfaction face à l’organisation réussi du Tour du Faso : « Nous venons ensemble de relever un défi. Celui d’organiser l’édition 2009 qui ne s’annonçait pas sur de meilleures auspices ». La charge est revenue à Francis Ducreux de remercier les partenaires financiers du Tour du Faso. Nommément, il a cité chaque partenaire financier de ce Tour. Les coureurs les plus méritants ont été invités à passer pour les honneurs et les symboles. Des trophées ont été distribués à chacun d’eux selon l’ordre de mérite. Le Maroc évidemment s’est taillé la part du Lions. La Belgique et le Burkina ont aussi moissonné lourd. Des lots de consolation ont été distribués à toutes les équipes participantes.
Un prix spécial d’une grande valeur symbolique a été remis au vainqueur de la compétition, le Marocain Saadoun. Une statuette de l’Etalon de Yennega lui a été remise par le Directeur général de Excellence hôtel, le site d’hébergement des coureurs. Le meilleur des Burkinabé, Rasmané Ouédraogo a reçu un bon de séjour à deux, dans une suite à l’hôtel Excellence de la main du patron des lieux.
Ce n’est pas aux Burkinabé, aux ivoiriens, Camerounais et autres Français que les Marocains de ce 23e Tour du Faso ont lancé leur défi mais bel et bien le Belge Syn Lionel. Il est le seul indomptable qui leur tient tête jusque-là. A Houndé, ce Syn a démontré une fois de plus qu’il est increvable, irrésistible. A Houndé, il a gagné au sprint envers et contre tous, sa 4e victoire d’étape. Décidément, 2009 restera l’année des Marocains mais surtout celle de Syn. C’est à 8h que 76 coureurs du Tour ont pris le départ face au monument de la femme. Sans attendre, 3 coureurs sortent. Il n’en fallait pas. Une quinzaine de poursuivants se lance à leurs trousses. Mission accomplie. Les fuyards seront rattrapés sans coup férir. En réalité, il n’y a rein de surprenant si l’on considère que dans le groupe des poursuivant, il y avait toute l’équipe des Lions d’Atlas. Et puis le Belge Syn Lionel ne s’est pas laissé surprendre pas cette montée soudaine des Marocains. Dès lors, tous les ingrédients étaient réunis pour que cette étape soit infernale. Les prévisions se sont révélées exactes. Certains qui ont réussi à se faufiler dans ce cyclone sont certes heureux mais à l’arrivée, c’est tout leur organisme qui demande grâce. Mais le fait d’avoir pu s’accrocher a été la récompense. Une telle prouesse efface pas mal de douleur. En tête, les Marocains font le forcing pour éjecter Syn. En vain. Dans le peloton, Camerounais, Français (Alsace) essentiellement vont tenter de combler le fossé. Par moment, l’écart s’est amenuisé mais il ne sera jamais refait.