L’équipe belge est certainement la plus habituée du Tour du Faso. Depuis plusieurs années maintenant, Avia cycling team fréquente assidûment la compétition. L’année dernière, elle a un peu, à la surprise générale, remporté le maillot jaune. Dès lors, on pensait que 2009 sera l’année de la confirmation. Malheureusement, « l’équipe belge a fait une mauvaise entrée » reconnaît Hermann. Une mauvaise option tactique dont il assume l’entière responsabilité. « J’ai demandé à mes coureurs de laisser partir le groupe d’échappé. Ils étaient au nombre de 14 et je pensais que l’échappée sera annulée surtout que mes hommes étaient dans le même groupe que les coureurs alsaciens qui eux, étaient de bons rouleurs. J’ai donc pris la décision de ne pas partir.
Ce Tour renouveau se déroule t-il comme vous l’aurez souhaité ?
J’ai suivi les trois premières étapes du Tour. Je dois déjà féliciter les organisateurs pour la qualité du travail abattu. Je félicite en particulier le président du Comité national d’organisation. Il a relevé le défi. C’est la preuve qu’au Burkina la volonté y est, le savoir faire aussi. Je note avec beaucoup de satisfaction l’engouement du public pour voir passer la caravane. Les Burkinabè aiment vraiment leur Tour.
Le cyclisme burkinabè tendait à péricliter,ces derniers temps. En secouant le cocotier et en lui injectant un élixir de jouvence, il semble retrouver de la verve. Sur les routes de ce 23e Tour cycliste du Faso, les coureurs burkinabè, même s’ils sont battus, ne se laissent plus malmener dans le peloton. Cela est dû à un climat serein qui règne dans le groupe Etalons. « Notre mise au vert à Gaoua nous a permis d’asseoir des affinités. Aujourd’hui, nous sommes un groupe soudé », a martelé le capitaine des Etalons cyclistes, Jérémie Ouédraogo. Leur comportement contraste nettement avec les signes d’individualisme et l’indiscipline de course constatés les années antérieures. « Si on n’a pas encore montré le bout du nez sur une étape, c’est parce que nos adversaires sont coriaces et tenaces », nous a souligné le capitaine. Mais Jérémie Ouédraogo et ses coéquipiers ne désespèrent pas.
Ce projet de créer un site du Tour du Faso a été l’une de nos priorités. En ce sens que, dans un monde où les nouvelles technologies de l’information ont pris une grande place. Nombre d’internautes écrivent souvent pour demander des informations sur le Tour via la « toile ». Nous voulons aussi, à travers le site disposé d’un espace virtuel où nous allons stocker des informations sur notre Tour.
Au sein du groupe Etalons cyclistes où les bonnes nouvelles sont rares, la venue au monde d’un bébé dans le couple du capitaine de l’équipe nationale cycliste Burkina a apporté un sourire. Jérémie est nouveau papa pour la troisième fois. A dessein, la Fédération l’a épargné des angoisses d’avant accouchement. Le capitaine n’au eu vent de la nouvelle qu’une fois le bébé venu au monde. Très heureux, il voulait réaliser un coup pour souhaiter la bienvenue à son héritier. Mais les Belges ont eu une autre compréhension de la chose.
Le président du jury, le commissaire international de l’UCI, Michel Rivière est le « policier » du Tour du Faso 2009. Après trois étapes, il note avec satisfaction que la course est un fleuve tranquille.
Jusqu’à la dernière seconde, les Burkinabé ont cru enfin tenir leur victoire avec le jeune Rasmané Ouédroaogo, l’homme orchestre du jour. Cette fois, c’est le sort qui a décidé que la victoire va encore glisser. A quelques 300 m de l’arrivée, alors que Rasmané s’était levé pour lancer un sprint rageur, sa chaîne se casse. C’est avec la rage au cœur qu’il regardera le Belge Lionnel Syne enlever cette victoire d’étape. Quelle poisse ! C’est après un transbordement, Bobo-Orodara (75 km) que les 78 coureurs de la 23 édition du Tour du faso ont pris le départ à 8 heures 35 devant la gendarmerie de Orodara. Ce fut une étape sans repos. A chaque instant, il y avait une attaque. Comme il ne fallait rien laisser au hasard, chacun est resté sur le qui- vive pour répondre présent à toutes les tentatives. Fort de leur nombre, et désireux de donner au Burkina sa première victoire, les Etalons étaient sur le front à toutes les attaques. Naturellement les Marocains, grands seigneurs, les Camerounais, les Belges et les Français n’ont pas dormi. Ce fut donc une étape animée et attrayant malgré le relief. A 30km du départ à Pendié-Badara, c’était le premier sprint intermédiaire du jour. Rasmané Ouadraogo signe là son premier succès. Il est suivi par les Marocains Gelloul Adil et Aarbi Adnane. Immédiatement, Ousmane Compaoré et Sokodo ne laisse personne souffler. Ils attaquent.
Le Maroc a signé sa présence à cette édition 2009 à Gaoua avec Mouhcine Lahsani. Du coup, c’est un nouveau vent qui souffle désormais au sein du peloton. Le Maroc a faim, et le Maroc veut tout manger. On n’est qu’à la 2e étape mais visiblement, le Maroc n’est pas là pour amuser la galerie. De nombreuses équipes ont commencé à revoir à la baisse leurs ambitions.
Le Tour 2009 a débuté le 23 octobre et déjà, on sait que la partie sera des plus rudes. La première étape, longue de 128,900 km a été enlevée par le Français Julien Schick mais les jeux sont loin d’être faits. La succession du Belge, Smet ne sera pas une simple ballade santé. Les appetits sont grands. Ce sont ces mêmes appetits voraces qui ont motivé les 83 coureurs de 14 équipes en lice à réaliser la moyenne record du tour du Faso. Tenez, les 128,900km ont été avalés en 3h01mn20s soit une vitesse moyenne de 45km/h ! Une première sur le Tour. Les Français, premiers à l’arrivée ont peut-être marqué les esprits mais les Belges se sont signalé de fort belle manière. De même, les Marocains qui ont fait l’essentiel de la course ont eux aussi bandé les muscles. Après, les Burkinabé ont l’obligation de résultats. Deux années de disette, c’est déjà un peu trop. La pression est sur les épaules des Etalons cyclistes qui devront se surpasser pour refaire leur réputation. Dans le peloton, les "Lions" du Cameroun ont répondu présents. Téguimaha, Sandra Joseph, Tekou T Damien ont montré qu’ils ont du répondant.
Peut-on avoir une idée du nombre d’éléments que vous avez déployés sur le Tour 2009 ?
Sur ce Tour du Faso 2009, il y a un effet de 550 gendarmes et policiers mobilisés.
Votre mission consiste en quoi ?
Notre mission consiste à sécuriser les personnes et les biens. Et pour cela il y a un jalonnement sur les itinéraires lors des différentes traversées. L’objet est d’empêcher que les spectateurs traversent la voie parce que cela peut causer des accidents tant au niveau des coureurs que du reste de la caravane. Nous avons également pour mission de faciliter le travail de la presse et des autres commissions.
0 | 10